Les Jeux Parapan Américains 2019 Lima – Pérou

Photo: Richard Trenholm

Mes cinquième Jeux… Les troisième Parapan Américains après Guadalajara en 2011 et Toronto en 2015. Les derniers avaient laissé un goût amer, il n’était pas question de répéter! Bien entendu, certaines choses sont hors de mon contrôle, c’est pourquoi j’ai mis l’emphase sur tout faire pour ne pas avoir de regret.

November 15 2011 – Guadalajara, Mexico: Marie-Claude Molnar competing in the Women’s C1-C5 500m in the Panamerican Velodrome at the 2011 Parapan American Games in Guadalajara, Mexico. Photos: Matthew Murnaghan/Canadian Paralympic Committee
MILTON, ON, AUGUST 11, 2015. Cycling at the Velodrome. Canadian Marie Claude-Molnar (C-4W). Photo: Dan Galbraith/Canadian Paralympic Committee

À peine revenus de la Coupe du Monde de Baie-Comeau où j’ai bien performé (or au contre-la-montre et argent à la course sur route), les Jeux c’est une autre paire de manches. Les Jeux, c’est 4 courses en 1 semaine.

En tant que vétérante, je me joignais à un groupe d’athlètes qui en était à vivre ses premiers Jeux. C’est exaltant! Mes coéquipiers et coéquipières m’ont rendu fière d’être parmi eux; non seulement nous avons formé un groupe très agréable, nous avons également bien performé!

Photo: Richard Trenholm

La piste

Sur la piste, il y a 2 épreuves auxquelles je prends part; le 500m et la poursuite individuelle. Le 500m a habituellement lieu en premier, donc il sert à préparer les jambes pour la poursuite.

Aux Jeux Parapan Américains, les catégories sont jumelées, donc nous nous sommes donc retrouvé à course les femmes C1-5 ensemble, avec factorisation. Le 500m, c’est une course où le fait de penser nous ralenti. C’est juste all out pendant 40 secondes. Ce n’est pas compliqué en principe mais le départ est hyper important car ça décide pas mal de la course.

Je ne m’attendais pas à fracasser un record, mais simplement faire un effort maximal et espérer que cet effort soit dans mes meilleurs temps, ce qui a été le cas avec un chrono de 42 secondes. J’ai terminé 7e chez les C1-5. Pas si mal. C’était pour mettre la table pour la poursuite individuelle (3000m) qui aurait lieu le lendemain.

Habituellement, je me présente aux Championnats du Monde après avoir fait 4-5 camps préparatoire. Or, cette fois-ci il n’y en a eu qu’un seul en raison de la coupe du monde sur route, la dernière de la saison et une belle occasion d’aller chercher des points en prévision de Tokyo 2020. Mon objectif était d’aller en finale. Mon objectif est toujours d’aller en finale.

Avec Guillaume, l’un des deux entraineurs pour ce projet, on discute de la manière de voir la course; on se laisse une petite marge de manoeuvre et si ça va bien après la moitié de la course, c’est le temps d’ouvrir les valves et finir fort. L’excitation du moment m’a fait aller un peu vite au départ, mais je me suis ressaisi et y suis allé avec ce que je fais de mieux en poursuite, c’est-à-dire être constante comme un métronome. Au final, je termine avec 4:09, ce qui est dans mes bons temps. Mieux même, c’est un très bon temps car il fait froid dans le vélodrome (environ 16 degrés) et l’air est dense. Maintenant, il fallait simplement savoir où je me situe car je faisais partie de la première vague. Nous savions que je ne terminerais pas dernière puisque je venais de dépasser mon adversaire 2x sur une distance de 3km durant la course.

Photo: Richard Trenholm

Il restait encore plusieurs C5 à s’élancer. Elles ont toutes fait un temps supérieur au mien. Il ne reste que 2 vagues, les C5 les plus fortes. Première vague… L’argentaine part fort. Très fort. Après 1km, elle a 5 secondes sur mon temps. Vers la mi-course, elle commence à faiblir. À 4 tours de la fin, elle n’a que 4 secondes de différence avec moi. “Il faut qu’elle perde 1sec par tour…” C”est ambitieux comme pensée, mais mon sort ne dépend plus de moi, juste du résultat des autres. Premier tour, elle perd 1.5sec. C’est bien parti! Plus la course avance, plus les secondes s’effritent. Elle termine sa course, .6 secondes plus lent que moi. Je suis toujours première au classement et il ne reste qu’une vague, qui va déterminer si je vais en finale pour le bronze ou l’or. Samantha (USA) et la colombienne s’élancent. Le départ est encore fort. Les tours passent, la colombienne faibli… À 4 tours de la fin, elle a 4sec d’avance sur mon temps. Alors qu’il ne reste que 2 tours, le temps arrête de s’afficher en raison d’un pépin technique. SUSPENSE, elle vient de terminer. ALORS????

.202 sec de différence! Quant à Sam, elle pulvérise la compétition. C’est correct, je suis capable d’en prendre. Je consulte Guillaume pour la finale et on s’entend pour essayer de lui faire la vie dure. Aussitôt le départ donné, je m’élance comme si c’était un 500m. Mon 2e tour a été très rapide. Maintenant, il faut essayer de maintenir ce rythme le plus longtemps possible. J’ai beau vouloir et essayer, mais après 1.7km elle me rattrape, la course est terminée.

J’ai peut-être perdu la médaille d’or, mais je monte tout de même sur la 2e marche du podium avec le sentiment du devoir accompli. Une tonne de brique tombe de mes épaules, ça fait du bien!

Photo: Richard Trenholm
8ans après avoir remporté l’argent aux Jeux Parapan Américains de Guadalajara, je remonte sur le podium aux Panams

PORTION ROUTE

Exact, les compétitions ne sont pas terminées! Il reste le contre-la-montre et la course sur route. Le contre-la-montre est une course que j’aime beaucoup car une qualité que j’ai c’est la capacité à rester focus et bien gérer l’effort sur la distance à parcourir vs ne pas pouvoir contrôler ce qui se passe, ce qui est le cas dans une course sur route.

CONTRE-LA-MONTRE

Le contre-la-montre est l’une de mes courses préférées! Justement parce que je peux avoir le contrôle sur tous les aspects, ce qui facilite ma concentration. 19km, c’est une belle distance et le parcours ne présentait pas de difficulté autre qu’une montée quand même demandante; long faux-plat montant avec un “pitch” plus apique à la fin. La récompense de cet effort? Une belle descente où j’ai pu atteindre environ 65kmh.

L’aspect intéressant du parcours était que la route était surtout sinueuse. Le secret c’est de prendre une ligne droite le plus possible afin de ne pas se rallonger en suivant la route. C’est pas mal le même principe qu’en F1, donc quand je suis sur mon vélo en contre-la-montre, j’essaie de me prendre un peu comme une F1 😉

Photo: Richard Trenholm

Au niveau des résultats, les catégories C1-5 étaient rassemblées, il y avait donc factorisation. Néanmoins, j’ai terminé 4e à 1:18 de la 1ère, qui avait un temps factorisé puisqu’elle est dans la catégorie C3. L’effort a été bien géré et j’ai eu la chance de pouvoir être suivie par Guillaume, l’entraineur pour ce projet.

COURSE SUR ROUTE

Ma petite bête noire! 🙂

Les catégories étaient une fois de plus rassemblées au départ, en ajoutant les hommes C1-3. Notre course habituelle regroupe les femmes C4-5 seulement. Aussitôt le départ donné, le rythme est progressif, pas trop “sur le gun”. Le peloton se place, la vitesse est moyenne à 35-36kmh, les relais se font. Ça va bien. Avant la première montée, il y a déjà un groupe qui s’est détaché, mais je suis toujours à l’avant avec le groupe de tête.

La montée coûte cher en watts, mais si je tiens ce tour-ci, ça va m’aider car en principe le rythme va se stabiliser pour le reste de la course. Deuxième montée, ouf, moins facile que la première. Un petit espace se crée, mais je ferme aussitôt. La troisième montée par contre, je ne parviens pas à rester avec le groupe. S’en suit une chasse qui a duré environ 5km (la boucle du parcours fait 9km). Lorsque je suis arrivé à rejoindre le groupe, comme j’ai estimé que je roulais un peu plus vite qu’eux, j’ai pensé prendre un peu d’avance. C’était plaisant, mais ça n’a pas duré longtemps car les femmes C5 ont lancé une attaque pour me rejoindre. Je suis parvenue à rester en milieu de peloton, jusqu’à la quatrième montée. S’en était fait, le groupe s’est détaché et cette fois-ci je n’ai pas été en mesure de fermer le gap. J’ai donc terminé la course en solo et frappé un mur durant une bonne partie du cinquième tour. MAIS il restait d’autres C5 derrière moi qui ne m’ont jamais rattrapé, alors je termine la course en 5e position.

Lorsque j’ai regardé mes données suite à la course, j’ai compris pourquoi j’avais frappé un mur; au contre-la-montre, j’ai obtenu une de mes meilleures moyennes de puissance à vie sur 30min. Or, la puissance moyenne obtenu à la course sur route, qui a duré 1h15 de plus que le contre-la-montre, n’était que de 19watts moins élevé! J’étais contente de ce que j’avais accompli, mais en voyant les stats je l’étais encore plus!

Avec une médaille et des belles performances, je quitte Lima avec la sensation du devoir accompli! J’ai eu la chance de partager cette expérience avec des individus sensationnels qui se sont donné autant que moi pour accomplir leurs objectifs. Nous avons été supporté par une équipe du tonnerre qui veillait sur nous dans les moindres détails! Un beau travail d’équipe!

Un énorme merci à tous les gens qui, de près ou de loin font en sorte que je puisse vivre ma passion à fond. Sans vous, ça serait très difficile d’y parvenir. Merci gang! 😀

Les Rencontres Inspirantes

Tout juste revenue de Baie-Comeau où se déroulait la dernière étape de la Coupe du Monde UCI sur route, l’entrainement sur piste reprenais à Bromont. Pourquoi reprendre aussi tôt? Parce que dans quelques jours j’aurai le privilège de m’envoler vers le Pérou afin de représenter le Canada aux Jeux Parapan Américains pour la troisième fois de ma carrière.

Il est primordial de prendre part au plus grand nombre de courses sur piste possible, afin de valider que les entrainements m’aident à progresser jusqu’au niveau désiré. Or, nous avons la chance d’avoir un vélodrome au Québec! Pas n’importe quel, le vélodrome des Jeux d’Atlanta 1996.

Jusqu’à maintenant, j’ai eu la chance de faire des rencontres extraordinaires et celle de cette semaine ne fait pas exception!

À l’entrainement mardi et jeudi, j’ai eu la chance de faire la connaissance de Guylaine Larouche, qui a été pilote de tandem pour Julie Cournoyer dans les années 90. En fait, Guylaine et Julie ont remporté la première médaille de l’histoire du paracyclisme pour le Canada, sur ce même vélodrome! Pour ce qui a probablement été mon dernier entrainement sur la piste actuelle, on ne pourrait demander mieux pour fermer les livres!

Au-delà de l’athlète, j’ai rencontré une femme passionnée qui est toujours à la poursuite d’un défi pour se dépasser. Le désir de vouloir se dépasser, pour la compétition ou le pur plaisir, est quelque qui nous habite probablement pour la vie. 🙂

Merci pour la belle rencontre!

🏆Coupe du monde🏆 – Baie-Comeau 2019

Première course de complétée! Ce que je vois, c’est le résultat du travail fait à l’arrière scène, des gens avec qui je bâti ce genre de performance. Toujours un peu nerveuse au départ, ça s’est estompé aussitôt que le signal a été donné. Après ça, impossible de revenir en arrière, il fallait y aller.

La température était de notre bord, comparativement à mes coéquipiers et coéquipières qui ont dû composer avec la pluie hier! Fort heureusement, personne n’a subi de chute!

Remporter une course à la maison, c’est toujours spécial parce que les gens nous transportent. La performance d’aujourd’hui est le résultat de cette énergie que les gens nous transmettent et l’exécution d’un plan qui a été bien construit et pratiqué des dizaines de fois. Je suis fière de ce qui a été accompli aujourd’hui, d’autant plus que c’est à la maison!

Avant de commencer l’activation, je prends quelques minutes pour me ramener au moment présent
Un moment de fierté
Il y a beaucoup de gens derrière cette performance!

Le défi de ce parcours de 9.2km est une belle montée de 1.2km, à environ 6-7% de moyenne. Le secret est de ne pas paniquer, changer de braquet au bon moment, c’est-à-dire quand ça commence à être difficile d’avancer et de se rappeler de tourner les jambes. En utilisant la “granny gear”, les jambes ne sont pas étouffées par une cadence trop lente.

Évidemment, il faut aussi la descendre cette côte! Garmin a enregistré une pointe de vitesse à 66kmh. Avec le virage à 90 qui se trouve au bas, la vitesse diminue pour bien prendre le virage en toute sécurité.

Tout au long de la course, mon idée était que je ne voulais pas me faire rattraper, mais je voulais idéalement rattraper au moins une personne. Est-ce que j’ai le contrôle là-dessus? Absolument pas. Aussitôt la pensée venue, aussitôt que je me ressaisi et poursuite ma route. Lorsque j’ai rattrapé la néo-zélandaise, ça m’a apaisé un peu et enlevé un peu de pression. En rattrapant la chinoise, je savais que c’était dans le sac. Il y a eu beaucoup de pensées positives malgré la difficulté. C’est en trouvant la clé qu’on continue d’avancer!

Il reste du travail à faire pour passer sous la barre des 31 minutes!

Merci pour tous vous encouragements et vos bons mots! 😀 La route vers Tokyo 2020 se poursuit!! 😀

Liens vers d’autres articles:

Le Manic

Fédération Québécoise des Sports Cyclistes

Les Mardis Cyclistes de Lachine

Le cyclisme sur piste est une école de cyclisme comme les Mardis de Lachine sont une école de course. Depuis que j’ai commencé à courser en 2009, j’avais hâte de faire “un Lachine”. Je peux maintenant dire que j’ai fait Lachine.

Maillot prêt!

L’idée du défi me fait cheminer ,me fait avancer. Arrivant à la fin d’un bloc de 6 semaines de volume, je voulais réveiller mon système un peu, en prévision des événements prévus au calendrier pour le reste de la saison. Les championnats nationaux auront lieu à la fin du mois de juin et il y aura ensuite une coupe du monde à Baie Comeau. L’objectif c’est quoi? À moyen terme, les mondiaux de piste qui auront lieu À LA MAISON, ou presque. Milton en Ontario. 30 janvier au 2 février 2020. Dates à retenir!

Après avoir discuté avec mon coach, on convient que je participe à la première étape de cette 42e saison des Mardis Cyclistes de Lachine. C’est quand même un pan d’histoire, 42 ans!

Coureuses et coureurs sont alignés peu avant le départ de cette 42e saison. 📸 Karina Maltais

Comme il s’agissait de ma première participation et que j’appréhendais quand même un peu l’événement en raison des histoires entendues au fil des ans (des histoires de chute surtout), l’objectif était de rester à l’arrière, flotter dans les roues et rester en sécurité.

DONE!

Non seulement les objectifs ont été atteints, mais en plus j’ai complété la course, qui est maintenant de 22 tours plutôt que 15. Le tout s’est joué en 48 minutes.

Ça travaille fort durant la course 📸 Karina Maltais

Évidemment, c’est parti “sur le gun”, il fallait s’y en attendre, c’est un critérium. Je suis resté un petit bout avec le pack, avant que nous soyons un petit groupe à être distancé. Le niveau de difficulté de la course a augmenté d’un cran avant la moitié du 1er tour.

Malgré les rafales de vents à 50, je ne me suis jamais sentie en danger. Au contraire, une coche de difficulté de plus avec le vent de face. Il n’y a pas 36 manières de voir ça; des intervalles en bonus! 😀

Avancer à 34-36 dans le vent, “flyer” à 47 avec le vent dans le dos, prendre des virages à 40kmh, moi qui suis habituellement un peu craintive dans les virages, garder sa ligne… Lachine est vraiment une bonne école!

Dans une courbe 📸 Isabelle Archambault

Sans parler de l’ambiance! Dès mon arrivée, je croise déjà des gens que je connais ou qui me connaissent plus que j’arrive à les reconnaître (sans méchanceté). La gang habituelle de commissaires et de techniciens: Louise, Hélène, Sylvain, Sylvie.. Des gens passionné que j’ai côtoyé dans les courses au fil des ans, tant au Québec que partout dans le monde. Les tentes des différentes équipes, alignées le long de la rue. J’ai pu croiser Gérard à nouveau, directeur de SAS-Torntech, Richard de Race Attitude, un de mes commanditaires, la gang de CycloPresse, Louise et Charles… Il y avait beaucoup de monde, sans parler des spectateurs sur place! Belle ambiance de fête!

J’ai déjà hâte à la 2e étape qui aura lieu… ce soir! Parc Lassalle à 18h!

Pour un vidéo résumé de la course 👉 4 juin 2019

Merci à l’équipe pour le soutien! Rendez-leur une petite visite! 🙂

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Défi Casse-Tête

Pour une deuxième année consécutive, j’aurai le grand plaisir de prendre part au Défi Casse-Tête! Le quoi? Le Défi Casse-Tête, qui en sera cette année à sa cinquième édition, se veut un défi de 100km à relever en équipe de 5 cyclistes qui roulent en continu sur la Piste d’Essai PMG Technologies (100 rue du Landais, Blainville, Québec J7C 5C9). L’objectif de l’événement est d’amasser des fonds qui vont servir à financer des travaux de recherche sur les traumatismes crânien, afin que les interventions puissent être plus rapides et plus efficaces auprès de la personne qui subi un trauma.

J’ai été impliquée dans un accident en 2005 et, justement, grâce aux compétences médicales des intervenants (chirurgiens, médecins, orthopédistes, physiothérapeutes, ergothérapeutes et neuropsychologues), je m’en suis somme-toute bien tirée.

Le Défi Casse-Tête et la cause supportée sont importants pour moi, car il y a encore du travail à faire, surtout en terme de prévention! Je croise encore trop de gens qui ne pensent pas à porter leur casque protecteur à vélo, des jeunes également, hélas.

L’équipe de la Fondation Casse-Tête est à la recherche de cyclistes en quête de défi, celui de franchir les 100km en 3h. Il ne reste que quelques places de disponible. Serez-vous des nôtres? Contactez-moi pour les détails!

Il vous est également possible de faire un don directement à la Fondation Neurotrauma Marie-Robert ICI.

Merci et bonne route!

Championnat du Monde UCI sur piste 2019

Marie-Claude Molnar est quadruple championne nationale en 2018, autant sur la route que sur la piste.

Montréal, 14 mars 2019 (Sportcom) – En attendant la poursuite individuelle de samedi, qu’elle qualifie elle-même de « plat principal », Marie-Claude Molnar a déjà mis la table aux Championnats du monde de paracyclisme sur piste qui sont disputés à Apeldoorn, aux Pays-Bas. En piste pour le contre-la-montre de 500 mètres, la Québécoise a pris le 11e rang chez les C4.

Ruan Jianping (38,436 s) et la Néo-Zélandaise Katherine Horan (39,846 s) ont complété le podium.

En inscrivant 42,922 s, Marie-Claude Molnar a signé l’un des meilleurs temps de sa carrière. « Je ne suis jamais allée sous les 42 secondes et je suis souvent dans les 43 », s’est réjouie la Québécoise, ravie de sa rentrée sur piste.

« Je suis surtout contente que les courses soient enfin commencées! Le travail effectué au cours des derniers mois en préparation mentale, en préparation physique, en nutrition et en entraînement ont donné une belle performance aujourd’hui (jeudi). »

La mission de Molnar est claire à ces mondiaux. La paracycliste veut tout donner à la poursuite individuelle de samedi. « Je m’attends à une solide performance puisque ça fait 6-7 mois qu’on la pratique et je suis actuellement dans une forme resplendissante. Il y a tout un processus en marche que nous validons actuellement en situation de course », a mentionné l’athlète de 35 ans qui espère se rapprocher d’un chrono de quatre minutes. « C’est sur quoi on travaille depuis les derniers mois. »

Mais avant, la Longueuilloise a un autre défi à parcourir puisqu’elle sera du 200 mètres départ lancé vendredi. « L’avantage cette année aux Championnats du monde est que je n’ai pas de jour de congé entre les épreuves et je pourrai bâtir sur chaque performance en vue de la poursuite. »

Source: reportage Émilie Bouchard-Labonté, Sportcom

Championne Plan de Match – l’ABC du Réseautage 3


     Le réseautage, c’est d’abord et avant tout l’art du contact humain. La clé du succès est dans la préparation: qui sera là? Est-ce que je connais des gens qui y seront? Ais-je un rôle à jouer dans cet événement? 

Marianne St-Gelais, ex-patineuse de vitesse courte piste

     Pour ce troisième et dernier texte de l’ABC du Réseautage pour athlètes timides, j’ai eu la chance d’échanger avec Isabelle Chagnon, psychologue du travail spécialisée dans le coaching de gestion et le développement des habiletés relationnelles des gestionnaires. Je me suis également entretenu avec Marc Merulla, fondateur de Team Building Montréal, ainsi que Marianne St-Gelais, ex-patineuse de vitesse courte piste.

Voici ce qu’ils m’ont raconté.

Marie-Claude Molnar: Te considères-tu plutôt comme étant introverti ou extraverti?

Isabelle Chagnon – Extravertie, mais il reste que le premier pas en réseautage, avec des gens que je ne connais pas, c’est toujours gênant. 

Marc Merulla – Ça dépend de la situation. Extraverti quand il y a beaucoup de monde,  mais en situation sociale, plus introverti.

Marianne St-Gelais – Extravertie.

MCM: Quelle est ta première réaction lorsqu’il est question de prendre part à un événement de réseautage?

IC- Oh non!! Ça me demande trop d’énergie, je ne connaîtrai personne, je vais être obligée de faire du “small talk”, etc.

MM – Même si J’ai beaucoup d’expérience en réseautage, je ne suis pas complètement emballé. En réseautage professionnel, tout le monde veut vendre quelque chose. Il faut avoir avoir l’ouverture de donner avant de recevoir, ce serait alors plus facile d’être à l’écoute. Toujours donner vient à être décourageant.

MSTG – Souvent je pense que se n’est pas pour moi comme si je n’étais pas la clientèle cible.

MCM: Comment te prépares-tu?

IC – J’apporte suffisamment de cartes d’affaire, je regarde qui sera présent, j’essaie de voir si je ne connais pas une ou deux personnes qui pourront me présenter à d’autres, et je me mets dans un état d’esprit positif. Aussi, je ne consomme presque pas de vin, pour avoir vraiment toute ma tête dans un contexte aussi important que celui-là. 

MC – Je me demande qui va être là et quelle est la raison?

MSTG – Pas vraiment besoin de préparation. Go naturel!

MCM: Pourrais-tu raconter une mauvaise expérience en réseautage?

IC – Dans un lunch conférence, j’étais prise à une table de gens qui ne sont pas jasants; ça m’a demandé encore plus d’énergie et ce n’était pas super agréable. 

MM – Quand tout le monde est là pour vendre et non pour écouter. Le réseautage est quelque chose qui est à long terme.

MSTG – Non, je n’en ai pas

MCM: Pourrais-tu raconter une bonne expérience en réseautage?

IC – Dernièrement, par hasard, j’ai rencontré quelqu’un qui avait un travail similaire au mien mais dans un autre milieu. Non seulement on a connecté au niveau professionnel mais aussi au niveau personnel. J’ai gardé contact avec cette femme et nous avons pu nous entraider ultérieurement. 

MM – Lors de la soirée organisée par l’INS, nous nous sommes rencontré. J’ai également eu la chance d’échanger et de connecter avec plusieurs des personnes présentes. Des opportunités se présenteront dans le futur.

MSTG – Je ne sais pas si on peut appeler ça du réseautage mais à chaque fois que je vais dans une soirée ou événement, je quitte toujours avec un/une ami(e) de plus. 

MCM: Qu’est-ce qui fait en sorte que tu puisses te dire « mission accomplie » suite à un événement de réseautage?

IC – Si je réussis à créer une nouvelle relation, je me dis mission accomplie. J’aime mieux avoir une nouvelle relation pertinente que beaucoup de cartes d’affaires qui ne me serviront pas. 

MM – Implique que j’ai un plan. Sans plan, on ne peut pas dire mission accomplie. En réseautage, il n’y a pas que le résultat. Mission accomplie, ça prend une éternité pour juger le bénéfice. C’est plutôt en rétrospection.

MSTG – Je pense que quand tu as réussi à échanger avec quelques personnes présentes ( différentes de ton cercle ) tu peux dire mission accomplie.

MCM: Quel conseil t’a été le plus utile?

IC – 1- Ne pas se gêner pour quitter une conversation inintéressante pour aller rencontrer d’autres gens. 2- Ne pas hésiter à aller se présenter à quelqu’un qu’on souhaite vraiment rencontrer. Si on sait quoi lui demander, l’autre personne sera juste contente de vous parler. 

MM – 1- Il faut vouloir donner avant de recevoir 2- Have to like to trust and understand. 

MSTG – Sort de chez toi! J’avais tendance (et encore un peu d’ailleurs) à rester à la maison par habitude.

Et si je répondais moi-même à mes questions…

Te considères-tu plutôt comme étant introverti ou extraverti?

– Ça dépend de la situation. Je vais me considérer davantage extravertie et à l’aise dans une situation one-on-one ou s’il s’agit d’un événement me concernant, comme une conférence par exemple. Dans un événement où il y a vraiment beaucoup de monde, que je ne connaisse pas personne et que ce soit une thématique qui ne concerne pas le sport, par exemple, je serai plutôt introvertie.

Quelle est ta première réaction lorsqu’il est question de prendre part à un événement de réseautage?

– Voilà une belle occasion de sortir de ma zone de confort!

Comment te prépares-tu?

– Je me pose des questions, comme Qu’est-ce que je vais porter? Qui sera là? Est-ce que je connaîtrai des gens? J’y vais, tout simplement et verrai les opportunités qui pourraient se développer éventuellement.

Pourrais-tu raconter une mauvaise expérience en réseautage?

– Qu’est-ce qu’une mauvaise expérience en réseautage vraiment? Je me souviens d’un événement où ça m’a pris du temps avant d’aller vers une personne afin de me présenter. En discutant, nous avons réalisé que nous avions des points en commun et ça a aidé à faire des liens avec d’autres personnes présentes.

Pourrais-tu raconter une bonne expérience en réseautage?

– Il y a quelques semaines déjà, j’ai été invitée à une soirée organisée par l’INS afin de rendre un hommage à des athlètes retraités. Sophie, ma conseillère Plan de Match a jugé que ce serait une belle occasion pour moi de mettre en application mon ABC du Réseautage pour athlètes timides. Mon objectif était défini: rencontrer 5-6 nouvelles personnes, créer au moins un contact et circuler. Tout s’est déroulé comme prévu, j’ai posé les gestes qui m’ont permis d’atteindre mes objectifs.

Qu’est-ce qui fait en sorte que tu puisses te dire « mission accomplie » suite à un événement de réseautage?

– Dans l’immédiat, je serai satisfaite si j’ai le sentiment d’avoir contribué à quelque chose et qu’un contact a été créé pour des opportunités futures. Le réseautage c’est une relation humaine qui ne s’établie pas immédiatement.

Quel conseil t’a été le plus utile?

– Il y en a plusieurs (rires).  Faire les choses simplement et rester authentique. Ne pas avoir peur d’aller vers les gens.  

Voilà l’ABC du Réseautage! J’aimerais remercié Plan de Match pour cette belle opportunité d’échanger des conseils sur le réseautage! Je vous souhaite du réseautage à la hauteur de vos attentes!