Les Rencontres Inspirantes

Tout juste revenue de Baie-Comeau où se déroulait la dernière étape de la Coupe du Monde UCI sur route, l’entrainement sur piste reprenais à Bromont. Pourquoi reprendre aussi tôt? Parce que dans quelques jours j’aurai le privilège de m’envoler vers le Pérou afin de représenter le Canada aux Jeux Parapan Américains pour la troisième fois de ma carrière.

Il est primordial de prendre part au plus grand nombre de courses sur piste possible, afin de valider que les entrainements m’aident à progresser jusqu’au niveau désiré. Or, nous avons la chance d’avoir un vélodrome au Québec! Pas n’importe quel, le vélodrome des Jeux d’Atlanta 1996.

Jusqu’à maintenant, j’ai eu la chance de faire des rencontres extraordinaires et celle de cette semaine ne fait pas exception!

À l’entrainement mardi et jeudi, j’ai eu la chance de faire la connaissance de Guylaine Larouche, qui a été pilote de tandem pour Julie Cournoyer dans les années 90. En fait, Guylaine et Julie ont remporté la première médaille de l’histoire du paracyclisme pour le Canada, sur ce même vélodrome! Pour ce qui a probablement été mon dernier entrainement sur la piste actuelle, on ne pourrait demander mieux pour fermer les livres!

Au-delà de l’athlète, j’ai rencontré une femme passionnée qui est toujours à la poursuite d’un défi pour se dépasser. Le désir de vouloir se dépasser, pour la compétition ou le pur plaisir, est quelque qui nous habite probablement pour la vie. 🙂

Merci pour la belle rencontre!

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🏆Coupe du monde🏆 – Baie-Comeau 2019

Première course de complétée! Ce que je vois, c’est le résultat du travail fait à l’arrière scène, des gens avec qui je bâti ce genre de performance. Toujours un peu nerveuse au départ, ça s’est estompé aussitôt que le signal a été donné. Après ça, impossible de revenir en arrière, il fallait y aller.

La température était de notre bord, comparativement à mes coéquipiers et coéquipières qui ont dû composer avec la pluie hier! Fort heureusement, personne n’a subi de chute!

Remporter une course à la maison, c’est toujours spécial parce que les gens nous transportent. La performance d’aujourd’hui est le résultat de cette énergie que les gens nous transmettent et l’exécution d’un plan qui a été bien construit et pratiqué des dizaines de fois. Je suis fière de ce qui a été accompli aujourd’hui, d’autant plus que c’est à la maison!

Avant de commencer l’activation, je prends quelques minutes pour me ramener au moment présent
Un moment de fierté
Il y a beaucoup de gens derrière cette performance!

Le défi de ce parcours de 9.2km est une belle montée de 1.2km, à environ 6-7% de moyenne. Le secret est de ne pas paniquer, changer de braquet au bon moment, c’est-à-dire quand ça commence à être difficile d’avancer et de se rappeler de tourner les jambes. En utilisant la “granny gear”, les jambes ne sont pas étouffées par une cadence trop lente.

Évidemment, il faut aussi la descendre cette côte! Garmin a enregistré une pointe de vitesse à 66kmh. Avec le virage à 90 qui se trouve au bas, la vitesse diminue pour bien prendre le virage en toute sécurité.

Tout au long de la course, mon idée était que je ne voulais pas me faire rattraper, mais je voulais idéalement rattraper au moins une personne. Est-ce que j’ai le contrôle là-dessus? Absolument pas. Aussitôt la pensée venue, aussitôt que je me ressaisi et poursuite ma route. Lorsque j’ai rattrapé la néo-zélandaise, ça m’a apaisé un peu et enlevé un peu de pression. En rattrapant la chinoise, je savais que c’était dans le sac. Il y a eu beaucoup de pensées positives malgré la difficulté. C’est en trouvant la clé qu’on continue d’avancer!

Il reste du travail à faire pour passer sous la barre des 31 minutes!

Merci pour tous vous encouragements et vos bons mots! 😀 La route vers Tokyo 2020 se poursuit!! 😀

Liens vers d’autres articles:

Le Manic

Fédération Québécoise des Sports Cyclistes

Les Mardis Cyclistes de Lachine

Le cyclisme sur piste est une école de cyclisme comme les Mardis de Lachine sont une école de course. Depuis que j’ai commencé à courser en 2009, j’avais hâte de faire “un Lachine”. Je peux maintenant dire que j’ai fait Lachine.

Maillot prêt!

L’idée du défi me fait cheminer ,me fait avancer. Arrivant à la fin d’un bloc de 6 semaines de volume, je voulais réveiller mon système un peu, en prévision des événements prévus au calendrier pour le reste de la saison. Les championnats nationaux auront lieu à la fin du mois de juin et il y aura ensuite une coupe du monde à Baie Comeau. L’objectif c’est quoi? À moyen terme, les mondiaux de piste qui auront lieu À LA MAISON, ou presque. Milton en Ontario. 30 janvier au 2 février 2020. Dates à retenir!

Après avoir discuté avec mon coach, on convient que je participe à la première étape de cette 42e saison des Mardis Cyclistes de Lachine. C’est quand même un pan d’histoire, 42 ans!

Coureuses et coureurs sont alignés peu avant le départ de cette 42e saison. 📸 Karina Maltais

Comme il s’agissait de ma première participation et que j’appréhendais quand même un peu l’événement en raison des histoires entendues au fil des ans (des histoires de chute surtout), l’objectif était de rester à l’arrière, flotter dans les roues et rester en sécurité.

DONE!

Non seulement les objectifs ont été atteints, mais en plus j’ai complété la course, qui est maintenant de 22 tours plutôt que 15. Le tout s’est joué en 48 minutes.

Ça travaille fort durant la course 📸 Karina Maltais

Évidemment, c’est parti “sur le gun”, il fallait s’y en attendre, c’est un critérium. Je suis resté un petit bout avec le pack, avant que nous soyons un petit groupe à être distancé. Le niveau de difficulté de la course a augmenté d’un cran avant la moitié du 1er tour.

Malgré les rafales de vents à 50, je ne me suis jamais sentie en danger. Au contraire, une coche de difficulté de plus avec le vent de face. Il n’y a pas 36 manières de voir ça; des intervalles en bonus! 😀

Avancer à 34-36 dans le vent, “flyer” à 47 avec le vent dans le dos, prendre des virages à 40kmh, moi qui suis habituellement un peu craintive dans les virages, garder sa ligne… Lachine est vraiment une bonne école!

Dans une courbe 📸 Isabelle Archambault

Sans parler de l’ambiance! Dès mon arrivée, je croise déjà des gens que je connais ou qui me connaissent plus que j’arrive à les reconnaître (sans méchanceté). La gang habituelle de commissaires et de techniciens: Louise, Hélène, Sylvain, Sylvie.. Des gens passionné que j’ai côtoyé dans les courses au fil des ans, tant au Québec que partout dans le monde. Les tentes des différentes équipes, alignées le long de la rue. J’ai pu croiser Gérard à nouveau, directeur de SAS-Torntech, Richard de Race Attitude, un de mes commanditaires, la gang de CycloPresse, Louise et Charles… Il y avait beaucoup de monde, sans parler des spectateurs sur place! Belle ambiance de fête!

J’ai déjà hâte à la 2e étape qui aura lieu… ce soir! Parc Lassalle à 18h!

Pour un vidéo résumé de la course 👉 4 juin 2019

Merci à l’équipe pour le soutien! Rendez-leur une petite visite! 🙂

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Défi Casse-Tête

Pour une deuxième année consécutive, j’aurai le grand plaisir de prendre part au Défi Casse-Tête! Le quoi? Le Défi Casse-Tête, qui en sera cette année à sa cinquième édition, se veut un défi de 100km à relever en équipe de 5 cyclistes qui roulent en continu sur la Piste d’Essai PMG Technologies (100 rue du Landais, Blainville, Québec J7C 5C9). L’objectif de l’événement est d’amasser des fonds qui vont servir à financer des travaux de recherche sur les traumatismes crânien, afin que les interventions puissent être plus rapides et plus efficaces auprès de la personne qui subi un trauma.

J’ai été impliquée dans un accident en 2005 et, justement, grâce aux compétences médicales des intervenants (chirurgiens, médecins, orthopédistes, physiothérapeutes, ergothérapeutes et neuropsychologues), je m’en suis somme-toute bien tirée.

Le Défi Casse-Tête et la cause supportée sont importants pour moi, car il y a encore du travail à faire, surtout en terme de prévention! Je croise encore trop de gens qui ne pensent pas à porter leur casque protecteur à vélo, des jeunes également, hélas.

L’équipe de la Fondation Casse-Tête est à la recherche de cyclistes en quête de défi, celui de franchir les 100km en 3h. Il ne reste que quelques places de disponible. Serez-vous des nôtres? Contactez-moi pour les détails!

Il vous est également possible de faire un don directement à la Fondation Neurotrauma Marie-Robert ICI.

Merci et bonne route!

Championnat du Monde UCI sur piste 2019

Marie-Claude Molnar est quadruple championne nationale en 2018, autant sur la route que sur la piste.

Montréal, 14 mars 2019 (Sportcom) – En attendant la poursuite individuelle de samedi, qu’elle qualifie elle-même de « plat principal », Marie-Claude Molnar a déjà mis la table aux Championnats du monde de paracyclisme sur piste qui sont disputés à Apeldoorn, aux Pays-Bas. En piste pour le contre-la-montre de 500 mètres, la Québécoise a pris le 11e rang chez les C4.

Ruan Jianping (38,436 s) et la Néo-Zélandaise Katherine Horan (39,846 s) ont complété le podium.

En inscrivant 42,922 s, Marie-Claude Molnar a signé l’un des meilleurs temps de sa carrière. « Je ne suis jamais allée sous les 42 secondes et je suis souvent dans les 43 », s’est réjouie la Québécoise, ravie de sa rentrée sur piste.

« Je suis surtout contente que les courses soient enfin commencées! Le travail effectué au cours des derniers mois en préparation mentale, en préparation physique, en nutrition et en entraînement ont donné une belle performance aujourd’hui (jeudi). »

La mission de Molnar est claire à ces mondiaux. La paracycliste veut tout donner à la poursuite individuelle de samedi. « Je m’attends à une solide performance puisque ça fait 6-7 mois qu’on la pratique et je suis actuellement dans une forme resplendissante. Il y a tout un processus en marche que nous validons actuellement en situation de course », a mentionné l’athlète de 35 ans qui espère se rapprocher d’un chrono de quatre minutes. « C’est sur quoi on travaille depuis les derniers mois. »

Mais avant, la Longueuilloise a un autre défi à parcourir puisqu’elle sera du 200 mètres départ lancé vendredi. « L’avantage cette année aux Championnats du monde est que je n’ai pas de jour de congé entre les épreuves et je pourrai bâtir sur chaque performance en vue de la poursuite. »

Source: reportage Émilie Bouchard-Labonté, Sportcom

Championne Plan de Match – l’ABC du Réseautage 3


     Le réseautage, c’est d’abord et avant tout l’art du contact humain. La clé du succès est dans la préparation: qui sera là? Est-ce que je connais des gens qui y seront? Ais-je un rôle à jouer dans cet événement? 

Marianne St-Gelais, ex-patineuse de vitesse courte piste

     Pour ce troisième et dernier texte de l’ABC du Réseautage pour athlètes timides, j’ai eu la chance d’échanger avec Isabelle Chagnon, psychologue du travail spécialisée dans le coaching de gestion et le développement des habiletés relationnelles des gestionnaires. Je me suis également entretenu avec Marc Merulla, fondateur de Team Building Montréal, ainsi que Marianne St-Gelais, ex-patineuse de vitesse courte piste.

Voici ce qu’ils m’ont raconté.

Marie-Claude Molnar: Te considères-tu plutôt comme étant introverti ou extraverti?

Isabelle Chagnon – Extravertie, mais il reste que le premier pas en réseautage, avec des gens que je ne connais pas, c’est toujours gênant. 

Marc Merulla – Ça dépend de la situation. Extraverti quand il y a beaucoup de monde,  mais en situation sociale, plus introverti.

Marianne St-Gelais – Extravertie.

MCM: Quelle est ta première réaction lorsqu’il est question de prendre part à un événement de réseautage?

IC- Oh non!! Ça me demande trop d’énergie, je ne connaîtrai personne, je vais être obligée de faire du “small talk”, etc.

MM – Même si J’ai beaucoup d’expérience en réseautage, je ne suis pas complètement emballé. En réseautage professionnel, tout le monde veut vendre quelque chose. Il faut avoir avoir l’ouverture de donner avant de recevoir, ce serait alors plus facile d’être à l’écoute. Toujours donner vient à être décourageant.

MSTG – Souvent je pense que se n’est pas pour moi comme si je n’étais pas la clientèle cible.

MCM: Comment te prépares-tu?

IC – J’apporte suffisamment de cartes d’affaire, je regarde qui sera présent, j’essaie de voir si je ne connais pas une ou deux personnes qui pourront me présenter à d’autres, et je me mets dans un état d’esprit positif. Aussi, je ne consomme presque pas de vin, pour avoir vraiment toute ma tête dans un contexte aussi important que celui-là. 

MC – Je me demande qui va être là et quelle est la raison?

MSTG – Pas vraiment besoin de préparation. Go naturel!

MCM: Pourrais-tu raconter une mauvaise expérience en réseautage?

IC – Dans un lunch conférence, j’étais prise à une table de gens qui ne sont pas jasants; ça m’a demandé encore plus d’énergie et ce n’était pas super agréable. 

MM – Quand tout le monde est là pour vendre et non pour écouter. Le réseautage est quelque chose qui est à long terme.

MSTG – Non, je n’en ai pas

MCM: Pourrais-tu raconter une bonne expérience en réseautage?

IC – Dernièrement, par hasard, j’ai rencontré quelqu’un qui avait un travail similaire au mien mais dans un autre milieu. Non seulement on a connecté au niveau professionnel mais aussi au niveau personnel. J’ai gardé contact avec cette femme et nous avons pu nous entraider ultérieurement. 

MM – Lors de la soirée organisée par l’INS, nous nous sommes rencontré. J’ai également eu la chance d’échanger et de connecter avec plusieurs des personnes présentes. Des opportunités se présenteront dans le futur.

MSTG – Je ne sais pas si on peut appeler ça du réseautage mais à chaque fois que je vais dans une soirée ou événement, je quitte toujours avec un/une ami(e) de plus. 

MCM: Qu’est-ce qui fait en sorte que tu puisses te dire « mission accomplie » suite à un événement de réseautage?

IC – Si je réussis à créer une nouvelle relation, je me dis mission accomplie. J’aime mieux avoir une nouvelle relation pertinente que beaucoup de cartes d’affaires qui ne me serviront pas. 

MM – Implique que j’ai un plan. Sans plan, on ne peut pas dire mission accomplie. En réseautage, il n’y a pas que le résultat. Mission accomplie, ça prend une éternité pour juger le bénéfice. C’est plutôt en rétrospection.

MSTG – Je pense que quand tu as réussi à échanger avec quelques personnes présentes ( différentes de ton cercle ) tu peux dire mission accomplie.

MCM: Quel conseil t’a été le plus utile?

IC – 1- Ne pas se gêner pour quitter une conversation inintéressante pour aller rencontrer d’autres gens. 2- Ne pas hésiter à aller se présenter à quelqu’un qu’on souhaite vraiment rencontrer. Si on sait quoi lui demander, l’autre personne sera juste contente de vous parler. 

MM – 1- Il faut vouloir donner avant de recevoir 2- Have to like to trust and understand. 

MSTG – Sort de chez toi! J’avais tendance (et encore un peu d’ailleurs) à rester à la maison par habitude.

Et si je répondais moi-même à mes questions…

Te considères-tu plutôt comme étant introverti ou extraverti?

– Ça dépend de la situation. Je vais me considérer davantage extravertie et à l’aise dans une situation one-on-one ou s’il s’agit d’un événement me concernant, comme une conférence par exemple. Dans un événement où il y a vraiment beaucoup de monde, que je ne connaisse pas personne et que ce soit une thématique qui ne concerne pas le sport, par exemple, je serai plutôt introvertie.

Quelle est ta première réaction lorsqu’il est question de prendre part à un événement de réseautage?

– Voilà une belle occasion de sortir de ma zone de confort!

Comment te prépares-tu?

– Je me pose des questions, comme Qu’est-ce que je vais porter? Qui sera là? Est-ce que je connaîtrai des gens? J’y vais, tout simplement et verrai les opportunités qui pourraient se développer éventuellement.

Pourrais-tu raconter une mauvaise expérience en réseautage?

– Qu’est-ce qu’une mauvaise expérience en réseautage vraiment? Je me souviens d’un événement où ça m’a pris du temps avant d’aller vers une personne afin de me présenter. En discutant, nous avons réalisé que nous avions des points en commun et ça a aidé à faire des liens avec d’autres personnes présentes.

Pourrais-tu raconter une bonne expérience en réseautage?

– Il y a quelques semaines déjà, j’ai été invitée à une soirée organisée par l’INS afin de rendre un hommage à des athlètes retraités. Sophie, ma conseillère Plan de Match a jugé que ce serait une belle occasion pour moi de mettre en application mon ABC du Réseautage pour athlètes timides. Mon objectif était défini: rencontrer 5-6 nouvelles personnes, créer au moins un contact et circuler. Tout s’est déroulé comme prévu, j’ai posé les gestes qui m’ont permis d’atteindre mes objectifs.

Qu’est-ce qui fait en sorte que tu puisses te dire « mission accomplie » suite à un événement de réseautage?

– Dans l’immédiat, je serai satisfaite si j’ai le sentiment d’avoir contribué à quelque chose et qu’un contact a été créé pour des opportunités futures. Le réseautage c’est une relation humaine qui ne s’établie pas immédiatement.

Quel conseil t’a été le plus utile?

– Il y en a plusieurs (rires).  Faire les choses simplement et rester authentique. Ne pas avoir peur d’aller vers les gens.  

Voilà l’ABC du Réseautage! J’aimerais remercié Plan de Match pour cette belle opportunité d’échanger des conseils sur le réseautage! Je vous souhaite du réseautage à la hauteur de vos attentes!

Championne Plan de Match – L’ABC du Réseautage 2

Conseils d’une cycliste à une autre

     J’ai eu la chance de rencontrer Julie Hutsebaut lorsque j’ai commencé à faire de la compétition en 2009, en tant que coordonatrice du programme de paracyclisme chez Cycling Canada. Ayant été elle-même cycliste (1997-2005, surtout en Europe), son expérience et ses bons mots m’ont été d’une grande aide au début de ma carrière. Encore aujourd’hui, alors que nos chemins se sont croisé à nouveau, ses conseils sur le réseautage me permettent d’aborder un événement avec plus d’aisance.

     La clé est dans la préparation. Un événement de réseautage n’est pas un endroit où se faire valoir; le réseautage est un endroit où participer, une opportunité d’apprendre sur les autres et prendre sa place. 

     Les principaux aspects du réseautage sont l’enveloppe, le contenu et le non-verbal. Pour Julie, la garde-robe était toujours le plus gros du problème. Quoi porter? Quant au contenu, il y a une certaine préparation mentale, préparation de contenu (Quelle sera l’audience? Quel type d’opportunité peut se présenter? Que puis-je apporter à une compagnie?) et le non-verbal. 

     Comme athlète, Julie me raconte comment elle était maladroite dans les rencontres sociales de l’équipe, mais à l’aise dans des situations 1 on 1. Elle me raconte d’ailleurs une expérience positive lors d’un événement de réseautage. “Il s’agissait d’une soirée 5@7. J’ai rencontré des gens et on m’a présenté. Dans la foule, j’étais dans une situation de 1 on 1. Mon interlocuteur était touché par mon âge et voulait en savoir plus sur mon histoire. Je parlais simplement et avec rien dans les mains (serviette de table, bouchée, verre…). Ça s’est concrétisé par une autre commandite.”

     Ce que je retiens de ce que Julie m’a raconté c’est qu’il faut avoir un objectif autre que le résultat et qu’il faut avoir les mains vides.

     On peut penser à aborder 6-7 personnes différentes et ne pas passer plus de 10min à converser. Il faut circuler. Donnez-vous également comme objectif de repartir de cet événement avec au moins une carte d’affaire d’une personne que vous ne connaissiez pas.

     Comment aborder une personne inconnue dans un événement de réseautage? Le “small talk”. Vous pouvez complimenter la personne sur ce qu’elle porte, parler de l’événement, demander à la personne quel est son lien avec l’organisateur de l’événement, ses fonctions, le buffet.. Bref, démontrez de l’intérêt envers votre interlocuteur et soyez sincère. Si vous êtes à la recherche de commandite, demandez comment vous pourriez apporter du bénéfice à l’organisme ou la compagnie pour laquelle travaille votre interlocuteur. 

     Établir un contact avec une personne constitue une première étape. Par la suite, il faut s’assurer de faire un suivi auprès de ce nouveau contact et voir les opportunités. Allez prendre un café pour discuter davantage! Qu’avez-vous à perdre? Absolument rien. Au contraire, vous avez tout à gagner. Votre interlocuteur sera perdant en refusant de faire la conversation ou refuser votre offre car ce sera une opportunité de perdue.

     J’ai eu l’occasion d’être invitée à une soirée en l’honneur d’athlètes fraichement retraites. Une belle opportunité pour pratiquer! Pour réseauter efficacement, il faut pratiquer. Bien entendu, dans un environnement rempli d’athlètes, ce sera plus facile d’aborder les gens puisque nous avons tous et toutes un point en commun; le sport. Connaissez-vous sincèrement une personne qui n’aime pas le sport? Voilà un autre sujet pour alimenter votre “small talk” (sauf si votre événement se déroule à Boston et que vous commencez à parler du Canadiens. C’est un “no no”!).

     Avant de quitter pour cette soirée, je me suis fixé pour objectif d’aborder au moins 5 personnes différentes et repartir avec au moins une carte d’affaire. À mon arrivée, je fais un bref survol de l’endroit, je prends des repères. Je me débarasse également des encombrants, c’est-à-dire bottes et manteau. En allant au vestiaire, je croise une de mes coéquipières. Maintenant ex-coéquipière. Nous discutons longuement. Je garde mon objectif en tête, tout en faisant la conversation. Une autre personne se joint. Au bout d’une quizaine de minutes, en allant chercher un rafraichissement, je salue une autre personne que je connais et qui me questionne sur mon projet d’ABC du réseautage pour Plan de Match. On me fait remarquer l’ironie que je me présente comme une athlète qui met en pratique des conseils de réeautage pour athlètes timides alors que c’est moi-même qui a abordé la personne et qui ne démontre aucun signe de nervosité ou de timidité.

À la fin de la soirée, j’ai quitté en ayant discuté avec au moins 5 personnes différentes et suis repartie avec la carte d’affaire d’un nouveau contact. Mission accomplie!